La danse au cœur de « Cendrillon »
- operaduroyaume

- il y a 3 jours
- 5 min de lecture

Pour cette production de Cendrillon, l’Opéra du Royaume collabore avec l’école de danse Florence Fourcaudot de Chicoutimi, dont les élèves interpréteront les rôles d’esprits magiques et de princesses.
La jeune chorégraphe saguenéenne Aurélie Caron, qui a collaboré avec l'Opéra du Royaume sur Don Giovanni, nous livre quelques réflexions sur l'implication des étudiants et le rôle de la danse dans les productions d’opéra.
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Comment les élèves de l’école Florence Fourcaudot ont-ils été intégrés au processus de création ?
L’école de danse Florence Fourcaudot est une institution de formation située à Chicoutimi offrant un programme de concentration en danse et des cours de loisir. J’ai la chance d’avoir moi-même évolué au sein de l’école avant de poursuivre ma formation professionnelle à l’extérieur. À mon retour dans la région, j’ai commencé à donner des cours de danse classique à l’école Florence Fourcaudot, tout en entamant des études en enseignement des arts.

J'ai également eu le privilège de collaborer avec l'Opéra du Royaume sur Don Giovanni. Lorsqu'on m'a proposé de revenir pour chorégraphier Cendrillon, il nous a semblé naturel d’intégrer des véritables danseurs dans le spectacle afin de soutenir, par le mouvement, l’effet de magie qui émane de ce légendaire conte de fées. Je suis très heureuse de pouvoir mettre en relation deux institutions artistiques qui me sont chères et que cela permette de faire rayonner la danse dans plus d’une sphère artistique.
En quoi leur participation enrichit-elle la production et l’expérience pédagogique qu’ils vivent ?
La participation des danseurs ajoute un travail de corps plus technique. Leur formation en danse leur permet d’être précis dans les mouvements afin de bien cerner l’intention, par exemple. De plus, leur implication leur permet également d’être intégrés dans une production professionnelle tout en étant encadrés. C’est une expérience unique extrêmement enrichissante pour les jeunes participants !

Quels défis et quelles surprises ont émergé du travail avec de jeunes élèves dans un contexte professionnel comme celui de l’opéra ?
Souvent, quand on est élève et qu’on évolue au sein d’une école, nous sommes habitués à faire partie de chorégraphies de groupe où l’objectif est de montrer nos apprentissages ainsi que nos habiletés techniques et artistiques. Cela vient du fait que les enseignants sont sensibles à vouloir que chacun se sente valorisé. Cependant, dans le cadre d’une production professionnelle comme Cendrillon, la fonction de la danse est différente.
C’est donc un apprentissage riche pour les jeunes interprètes de se soumettre à un projet pour contribuer à la narration de l’histoire et à transmettre le message escompté, et c’est un bel accomplissement quand on est interprète de parvenir à participer à la réussite d’un tel projet !

Que souhaites-tu que les élèves retirent de cette expérience ?
J’espère que la participation à ce projet peut faire germer quelques idées dans l’imagination des élèves, et j’espère que cela leur donnera davantage le goût de mettre à profit leur précieux bagage. J’espère aussi que la rigueur que demande un spectacle comme celui-ci et les résultats concrets qu’on observera sur scène les nourriront dans leur développement personnel et artistique. Et enfin, j’espère qu’ils y trouveront du plaisir dans le travail que cela demande et que cela les encouragera pour l’entreprenariat de futurs projets !
Qu’est-ce que ce projet représente pour toi sur le plan personnel et artistique ?
Ma collaboration avec l’Opéra du Royaume remonte à l’an dernier, sur la production de Don Giovanni de Mozart. J’ai été approché par l’équipe de direction pour ajouter du mouvement à la mise en scène et, notamment, créer trois tableaux de danse indépendants et qui se déroulaient simultanément sur la scène. Ce fut tout un défi pour moi puisque j’avais comme objectif qu’on puisse discerner chaque danse de sa voisine tout en s’assurant que la trame narrative ne se faisait pas éclipser.

Ce fut aussi une découverte formidable du monde de l’art lyrique dans toute sa grandeur. Par la suite, j’ai souhaité approfondir ma compréhension de l’intégration du mouvement dans un spectacle d’envergure comme celui-ci, je me suis donc davantage penchée sur la mise en scène. Entre autres, avec le soutien de l'Opéra du Royaume, j’ai assisté à une formation offerte par le metteur en scène Renaud Doucet à l’Université de Montréal. De plus, je poursuis mes études en enseignement des arts et en théâtre dans le but d’intégrer cette facette de l’art dramatique à mon bagage en danse.
Quelle est, selon toi, la place de la danse dans la mise en scène d’un opéra ?
Selon moi, la mise en scène doit prévaloir sur tout dans l’art scénique. J’estime qu’il s’agit de la ligne directrice d’un projet, et tous les éléments qui s’y rattachent doivent à mon sens l’appuyer et être cohérents avec cette dernière. Quand je crée des chorégraphies, je propose des idées qui soutiennent la mise en scène. Faire dialoguer le mouvement, le chant, la musique et le jeu théâtral peut sembler être une tâche complexe, mais il s'agit surtout de créer du sens entre tous ces éléments. Chacun a un impact sur son prochain, et c’est ainsi que la cohérence se crée.

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POUR EN SAVOIR PLUS ET ACHETER DES BILLETS
Pour plus d’informations sur l’opéra, rendez-vous sur le site Web à operaduroyaume.com.
Billets pour le Gala d’ouverture du 26 mars, qui sera en configuration cabaret avec vin, canapés et encan silencieux, sont disponibles sur le site de dons: Zeffy (250 $)
Pour les représentations des 28, 29 et 31 mars, en configuration standard, les prix des billets sont les suivants :
89 $, 79 $, 69 $, 30 $ (taxes et frais inclus)
Il y a un rabais de 20 % aux personnes de 18 à 29 ans et de 50 % aux personnes de 7 à 17 ans (à l'exception des billets à 30 $). L'âge minimum recommandé est de 7 ans. Vous pouvez vous procurer des billets :
par Internet sur reservatech.net
par téléphone au 418-545-3330
en personne dans le point de vente de la région. (Jean Coutu du boul. Talbot, Tabagie Nelson, Bibliothèque d’Alma, Familiprix de Roberval.)




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